Vins et spiritueux

A peine arrivés en Tunisie, les colons phéniciens y plantèrent leurs premiers ceps. La viticulture se développa sous l'occupation romaine, bénéficiant des nouvelles techniques importées de la péninsule. Une période d'austérité s'installa avec l'islamisation, et le raisin ne se vendit plus qu'en grappes. A l'instauration du Protectorat français, la production reprit et s'intensifia. Aujourd'hui, dotées des installations les plus modernes, les exploitations vi-ticoles tunisiennes ne le cèdent en rien à leurs homologues étrangères. De très nombreux crus retiendront l'attention des connaisseurs. Parmi les rouges. les Coteaux de Cartilage et le Haut Momag méritent une mention spéciale. Le Sidi Rais vient en tête des blancs de qualité. Pour leur part, les amateurs de vins doux apprécieront le Muscat sec de Kélibia, un produit de grande classe au bouquet très particulier (agréable au dessert comme à l'apéritif).

Vous remarquerez que nombre de marques françaises d'apéritifs et de spiritueux sont représentées sur les rayonnages des cafés et des bars tunisiens. Mais ces boissons - vous trouverez également des produits d'importation, tels que le whisky et diverses bières - coûtent évidemment bien plus cher que les produits locaux. Pour ménager votre bourse, goûtez donc de la Thibarine, cette excellente liqueur à l'orange, émule tunisienne du Cointreau. Seuls, les buveurs résistants pourront s'offrir un flacon (8.75 centilitres) de boukha et savourer comme il convient cette eau-de-vie à base de figue... une authentique eau-de-feu!

En ce qui concerne les bières, disons que la plus populaire, en Tunisie, est la Celtia. une blonde légère et très agréable. Plusieurs autres bières, brassées sur place ou importées, remplissent les réfrigérateurs des bars et des cafés, que ce soit à Tunis ou dans Poasis la plus retirée.